J’ai lu quelque part, d’une source sûre, d’un chargé de communication d’une communauté que le président de la RDC a placé sa confiance au corps ecclésiastique pour le retour de la Paix. L’objectif, c’est faire taire les armes et élevé la voix de la Paix par le dialogue. Je suis du Nord Kivu, je sais à quel niveau l’Est du Pays a toujours été secouée ! Par le canal du dialogue ; est-il occasion de se dire les vérités ou se blanchir ? Qu’est-ce qu’on peut attendre de ce dialogue exactement ? Cet article est un rappel du rôle que doit jouer l’église aux différents points culminants de l’histoire de son parcours pour un renversement des situations.
Les images ci-haut, ont fait le tour du monde ! CENCO-ECC, « qui sait, si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que le Seigneur décide d’écrire une nouvelle page de l’histoire du Pays ? » (Je paraphrase Mardochée ; Esther 4, 14). C’est une robe à ne pas salir donc ! Une chaise à ne pas laisser vide. Peu importe le contenue qu’on donnera à l’expression Dialogue, l’évidence est que, (1) l’Église est au sommet ; (2) Dieu impose une théocratie ignorée. Je pouvais aimer lire quelques lignes de mes enseignants de Missiologie (Dr. Fohle, Dr. Musolo-ULPGL/Goma et Dr. Nzazi,…etc), qui saisissent le ballon au bond pour étayer des notions d’église missionnaire et missionnelle ! Ça viendra peut-être !
En effet, l’implication de l’Église dans la médiation pour la paix à l’Est de la RDC peut être attendue à plusieurs niveaux, en fonction de sa nature missionnaire et missionnelle.
- Un rôle prophétique et éthique
L’Église, en tant qu’institution morale, peut rappeler aux acteurs du conflit les exigences de la justice, de la réconciliation et du respect des droits humains. Elle peut condamner les violences, dénoncer les exploitations illégales des ressources et interpeller les autorités locales et internationales sur leur responsabilité.
- Un rôle de médiation et de dialogue
L’Église a souvent joué un rôle de médiateur dans les conflits en Afrique, comme au Mozambique avec la communauté Sant’Egidio. Son influence sur la population et les différents groupes (gouvernement, rebelles, société civile) lui permet de favoriser des rencontres de dialogue entre belligérants, en créant des espaces de négociation basés sur des valeurs partagées (paix, pardon, solidarité).
- Un rôle d’accompagnement spirituel et psychologique
Dans un contexte où les populations sont profondément marquées par la guerre, l’Église peut offrir un accompagnement pastoral aux victimes, aider à la reconstruction des communautés et promouvoir la guérison des traumatismes à travers la prière, la réconciliation et des programmes de soutien psychologique.
- Un rôle humanitaire et social
L’Église missionnaire est engagée dans l’action sociale et peut intervenir en apportant une aide aux déplacés, en soutenant les infrastructures éducatives et sanitaires et en favorisant des projets de développement local pour réduire la précarité qui alimente les conflits.
- Une mission de sensibilisation à la paix
L’Église missionnelle, qui porte l’Évangile dans le monde, a aussi un devoir de former les consciences à la paix et au vivre-ensemble. Elle peut organiser des campagnes d’éducation à la non-violence, promouvoir des valeurs de cohésion sociale et encourager les communautés à s’engager pour la paix de manière active.
En résumé, l’Église ne peut pas se limiter à une simple médiation diplomatique, mais elle doit incarner une médiation holistique qui prend en compte les dimensions spirituelles, sociales, politiques et humaines du conflit en RDC. Son engagement doit être enraciné dans l’Évangile, en mettant au centre la justice, la vérité et la réconciliation.


